Gage fait sa révolution !

Gage is back ! L’une des plus belles voix de la soul française est enfin de retour. Il nous avait charmées avec « Pense à moi », fait fondre avec « Je t’aime quand même », eh bien le revoici, la locks toujours brillante et la voix so smoothy pour un 3ème album « carte blanche ». Avec Soul R.Evolution, Gage reprend son souffle et nous offre un tour du monde musical : rock, pop, zouk, afro pop. Cet homme sait tout faire ! Mais voilà, derrière son sourire ravageur et son escarcelle de tubes, tout n’a pas été si facile jusqu’à ce 3ème opus. Succès, déconvenues, conseils beauté, amour, Gage nous dit tout !

Bonjour Gage, « nouvel album » signifie-t-il « nouveau Gage » ?

Je dirais plutôt qu’il s’agit d’une continuité. J’ai acquis une certaine lucidité qui vient du fait que ma musique a évolué et qu’en ce moment, je me sens comme un lion qui sort enfin de sa cage. Et je n’ai pas envie d’y retourner ! J’ai envie d’essayer de nouvelles choses. Ce nouvel album est une sorte de renaissance.

D’où venait ce sentiment d’oppression ?

Cela fait quatre ans que j’ai quitté Montréal pour m’installer en France et j’ai connu pas mal de galères. J’ai eu le sentiment que l’on essayait de me mettre dans une case ou de me faire reproduire ce que j’avais déjà fait auparavant. Alors j’ai dû changer d’équipe pour travailler sur cet album. Or, quatre ans, c’est long pour un artiste comme moi qui aime particulièrement la scène. Mais aujourd’hui, je me sens prêt à y retourner.

Tu ne voulais donc plus de cette étiquette d’« artiste r’n’b » ?

Je pense surtout que je suis bien plus qu’une chanson, plus que « Pense A Moi » ou « Trop Fresh ». A chaque album, j’ai essayé d’offrir de nouvelles couleurs, de montrer que j’étais un artiste versatile et c’est l’esprit de ce 3ème album : je voulais me lâcher, montrer que je pouvais surprendre et ne pas me cantonner à un seul style de musique.

« Eclectique », c’est le mot qui résume le mieux ton nouvel album selon moi, es-tu d’accord ?

Oui, tout à fait : éclectique et hybride. J’aime croire que ma musique est universelle. Et sur ce 3ème album, j’enfonce le clou : qu’il s’agisse du rock, de la pop anglaise, du zouk, du reggae ou des rythmes africains, j’essaie de montrer que quoi que je fasse, ma voix reste le dénominateur commun de ces différents univers.

Où as-tu puisé ton inspiration pour réunir toutes ces sonorités ?

Ce qui est fantastique en France, c’est que je pouvais m’inspirer de ce que j’entendais à la radio. J’écoutais Franck Ocean, Miguel mais aussi de la musique africaine, du compas, du reggae, je n’avais pas de limites. Je n’avais plus de maison de disques ou de gens pour m’imposer quoi que ce soit. Cela s’est vraiment fait au feeling avec de vraies rencontres. J’ai travaillé avec plusieurs producteurs au studio Meteore dont Jeremy Tuil et Mohand Sairdj, j’ai également collaboré avec Ali Angel sur « Si tu n’es plus là ».

Tu as traversé une période creuse avant de sortir ce nouvel opus, comment as-tu vécu cette période que le public ne soupçonnait pas…

Cela a été très spécial, j’ai vécu les deux facettes de la célébrité, ce qui a été un vrai choc. Au départ, tu vois plein d’étoiles, tu te dis que cela va durer toute la vie, tu es entouré, tu as plein d’amis qui semblent t’encourager. Finalement, à partir de « Changer Le Monde », j’ai senti que nous n’étions plus en phase avec mon équipe. J’ai donc décidé d’arrêter. J’ai fait ma tournée, j’ai eu quelques succès comme « Tu Peux Choisir » avec Vitaa mais l’effervescence du premier album avait disparu. C’est là que j’ai vécu ma traversée du désert car quand tu ne gagnes plus, les gens ne t’aiment plus. Mes repères, ma confiance : tout a été chamboulé, et j’ai dû me débarrasser de tout ce qui était superficiel pour apprendre à me défendre et rester authentique et fidèle à mes valeurs.

Es-tu allé en Haïti pendant ces 4 années de break ?

Non, je n’y suis pas encore allé. J’aimerais m’y rendre en 2015 à l’occasion de ma nouvelle tournée pour voir le pays de ma maman. Après le 12 janvier 2012 (date du tremblement de terre qui a secoué Haïti), il a fallu que je fasse une pause, que je revienne à Montréal, que je revoie ma famille car nous avions perdu des proches à Haïti. J’ai dû mettre ma carrière de côté pendant deux ans. Sur l’album, le titre « Un Monde Meilleur » rend hommage à Haïti et parle de ce séisme, de cette tragédie. J’espère pouvoir le présenter là-bas en 2015.

As-tu choisi de diversifier tes sonorités pour répondre aussi à la tendance qui veut que le r’n’b ne soit plus aussi populaire qu’avant ?

Je me considère avant tout comme un artiste soul et pour moi il s’agit d’abord d’un message et de textes que l’on peut retrouver dans tous les styles de musique : la pop, le reggae ou le zouk. Tout dépend de la manière de l’amener, d’où le jeu de mots du titre de l’album Soul R.Evolution pour rappeler la soul rebelle de mes débuts et toucher à plusieurs styles tout en gardant le même fil conducteur qui est ma voix.

Parle-moi de l’histoire du morceau « Marijo »

Ce titre parle d’une enfant qui grandit trop vite. Dans cette époque où tout va trop vite, Marijo a 12 ans et son rêve est de devenir la prochaine Rihanna ou la prochaine Nicki Minaj. Du coup, elle veut s’habiller plus sexy et prendre des attitudes qui ne correspondent pas à son âge alors dans ce titre je lui dis : «  Prends le temps, petite, joue avec tes poupées et lis tes livres, ne grandis pas trop vite. ».

Il n’y aucun featurings sur l’album. Pourquoi ?

Il s’agit du premier volume, je voulais que le public me réécoute et se familiarise de nouveau avec mon timbre de voix et mon style de musique. Mais sur le volume 2, prévu en mars, il y aura des invités !

« Si je suis romantique, je ne le fais pas exprès ! »

Cela ne doit pas être évident de vivre une amitié médiatisée avec un autre artiste et de mener vos deux carrières en parallèle… Cela a-t-il été compliqué avec Corneille ?

Ce qui n’était pas facile, c’étaient les questions des gens. Nous n’étions pas fâchés. Nous avons juste deux parcours différents. Mais le plus important est que nous nous sommes retrouvés l’année dernière sur le clip « Hello ». C’était la première fois que l’on se revoyait depuis 6 ans, et c’est ce qui est filmé dans le clip. Depuis, on ne s’est pas lâchés : il m’a invité sur son album Entre Nord et Sud, sur le titre « Tu mérites mieux ». J’étais présent à la première de son album à Montréal puis en France, et depuis on reste en contact via Twitter et Facebook. En ce moment, je l’encourage car il participe à « Danse avec les stars » et je trouve qu’il se débrouille très bien !

Entraîne-toi aussi, on ne sait jamais ! Beaucoup de tes fans craquent pour « Gage le romantique », est-ce le cas dans la réalité ?

Romantique…  Je dirais qu’il y a une partie de moi qui l’est quand je compose avec la guitare. J’aime la femme et j’ai envie que ma musique vous parle et montrer que je suis un mec sérieux, après si c’est ça être romantique, je ne sais pas mais je ne le fais pas exprès !

En cette période où les artistes dévoilent tout sur leurs amours, y aura-t-il une femme qui t’aurait particulièrement inspirée pour cet album ?

Cela fait un an que je suis célibataire et mon cheminement m’a aussi permis de comprendre qu’il y avait des femmes qui ne t’aimaient pas nécessairement pour les bonnes raisons. J’ai pris du temps avant de me réveiller et de voir que seule ma carrière l’intéressait. J’aurais bien aimé faire un album autour de ma femme et de mon enfant. Malheureusement, je n’ai pas encore trouvé la femme loyale qui me l’inspirera. J’ai peu être trop cherché alors en ce moment, « je reste tranquille », je suis en phase de guérison !

Apparemment cela ne t’empêche pas de prendre soin de toi… Gage, côté entretien cela donne quoi ?

Déjà, je ne laisse pas n’importe qui toucher mes cheveux ! J’essaie d’aller une ou deux fois par mois faire un traitement pour mes locks. J’ai aussi arrêté les produits chimiques pour les soins naturels. Pour la peau, pas de secrets, à part une crème visage Clarins. Sinon, j’essaie de faire un peu de sport, de la course mais c’est surtout la scène qui me maintient en forme.

Et côté look ?

J’adore la mode et les fringues. Je me suis rendu à la Black Fashion Week cette année, et j’ai trouvé cela super intéressant. La marque Nefer (Lien : ) m’a vraiment plu pour les coupes de ses vestes et ses couleurs originales. J’aime voir ce qu’il y a de nouveau et sur scène, j’essaie de me démarquer tout en restant à l’aise.

Pour finir, un message pour les Miss Ebène ? 

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