Akon est au cœur d’une controverse depuis son concert à Goma en République Démocratique du Congo le 21 septembre.

Lors de son show, le chanteur s’est enfermé dans une bulle en plastique géante afin de plonger dans un bain de foule. Jusque-là, rien de bien méchant. Mais voilà ! Le monde est en pleine psychose Ebola et ce qui, en temps ordinaire, passerait pour une simple animation artistique a été interprété comme la phobie d’une contamination au virus. Moqué par ses détracteurs et sujet à de vives critiques relayées par la presse internationale, Akon s’est empressé de réagir sur Twitter. Le chanteur y dément toute tentative d’isolation au virus (en même temps, la précaution est-elle condamnable ?).

Alors, la bulle d’Akon est-elle une protection anti-Ebola ? Non. En 2010 déjà, il avait utilisé la sphère gonflable lors de concerts à Dubaï et en Australie et, un an plus tard, au Canada. Bien avant l’épidémie qui touche aujourd’hui l’Afrique de l’Ouest, donc, et dans des pays non touchés par Ebola.

La polémique est d’autant plus injustifiée que le chanteur a été vu saisissant les mains tendues de ses fans (hors de sa bulle)  durant ce même concert à Goma.

La controverse ferait presque oublier l’essentiel : Akon a offert ce concert, organisé par l’ONG PEACE ONE DAY à l’occasion de la Journée Internationale de la Paix, afin de venir en aide à la RDC, pays meurtri par les guerres et les conflits. Le chanteur n’aura sans doute pas imaginé que sa participation à un évènement en faveur de la paix susciterait un tel lynchage public.