Il est courant de trouver ceux qui pensent que l’aromathérapie et l’aromatologie sont synonymes. Cependant, bien qu’il s’agisse de concepts connexes, chaque terme a une certaine définition. Pour clarifier la différence entre l’aromatologie et l’aromathérapie de manière accessible et succincte, voici un texte fourni à Acorda, Bonita. Outre la distinction entre l’aromatologie et l’aromathérapie, consultez également une explication brève mais efficace sur ce que sont les huiles essentielles et les huiles végétales grasses.

Que sont les huiles essentielles ?

Pas étonnant que ces dons naturels portent le terme “essentiel” dans leur nom. “Essentiels” fait référence au concept de cinquième essence, une allusion à Aristote, qui considérait que l’univers était composé de quatre éléments principaux, la terre, l’eau, l’air et le feu, plus un cinquième élément, une substance éthérée qui imprégnait tout et empêchait les corps célestes de tomber sur la Terre. Le cinquième élément est l’énergie pure émanant du centre créatif, présente dans tous les composés. Les sages la considèrent comme la cause ou l’origine des quatre autres éléments. C’est la force spirituelle présente dans tout ce qui est mélangé. En gros, les Huiles Essentielles sont exactement l’essence, l’âme de la plante. Contrairement aux huiles grasses, les huiles essentielles (HE) sont, selon Fabian, des “composés aromatiques volatils, c’est-à-dire des substances hydrophobes qui s’évaporent, extraits des plantes aromatiques par des procédés de distillation, de compression des fruits ou d’extraction à l’aide de solvants. Ils sont généralement très complexes, parfois composés de plus d’une centaine de composants chimiques. On les trouve dans de petits sacs (glandes sécrétoires) à la surface des feuilles, des fleurs ou à l’intérieur des tiges, de l’écorce et des racines. Ils peuvent être confondus avec des huiles de graissage, riches en graisses. Les huiles essentielles sont exemptes d’acides gras et se volatilisent extrêmement facilement dans la grande majorité des cas. Aujourd’hui, ces produits sont utilisés comme arômes alimentaires, dans la fabrication de parfums nobles, dans l’industrie pour la synthèse de composés aromatiques et de médicaments, comme ressource thérapeutique en aromathérapie et en aromatologie. Compte tenu de leur complexité chimique, les huiles essentielles développent un large éventail d’actions thérapeutiques.

Qu’est-ce que les huiles grasses ?

Les Huiles Grasses (OG), comme leur nom l’indique, sont des substances grasses riches en acides gras de compatibilité physiologique (elles aident à maintenir les fonctions mécaniques, physiques et biochimiques de notre corps) et/ou homéostatiques (elles aident dans les processus d’autorégulation nécessaires pour lutter contre les changements du corps dans son interaction avec l’environnement pour rétablir l’équilibre) au manteau hydrolipidique de notre peau. Elles sont présentes dans les plantes en plus grande abondance que les huiles essentielles et, comme elles ne sont pas volatiles, leurs odeurs caractéristiques ne sont pas aussi intenses que celles des ENP. Parmi plusieurs fonctions, les Huiles Grasses (ou Fixes) sont largement utilisées comme véhicule (conducteur) des Huiles Essentielles car les OE ne doivent pas être appliquées pures sur la peau.

Quelle est la différence entre l’AROMATOLOGIE et l’AROMATHERAPIE ? 

L’AROMATHERAPIE est un terme apparu en France dans les années 1930 pour représenter l’utilisation thérapeutique des huiles essentielles. Lorsque l’aromathérapie a été introduite en Angleterre, elle a commencé à être utilisée en mettant davantage l’accent sur le bien-être et avec une conception plus holistique dans sa pratique et moins médicale. Avec le temps, une division de ce concept est apparue, où on a actuellement une “aromathérapie anglaise”, plus axée sur le bien-être et uniquement sur l’usage externe, et une “aromathérapie française”, plus axée sur le traitement de la santé et qui comprend, outre l’usage externe, également l’usage interne des HE (N.A. : “OE”, acronyme pour huiles essentielles). Le terme AROMATOLOGIE est alors apparu dans ce scénario dans les années 70 également en France et avait pour but de désigner la pratique la plus scientifique que l’aromathérapie avait dans ce pays avec l’étude la plus technique et pharmacologique des huiles essentielles. Au fil du temps, ce concept s’est élargi et a acquis la notion de “science”, car l’utilisation des huiles essentielles va bien au-delà de leur seule pratique thérapeutique. On considére donc que l’AROMATOLOGIE est la branche de la science qui étudie les huiles essentielles et les matières aromatiques dans ses pratiques les plus variées, y compris son utilisation thérapeutique par l’aromathérapie, ainsi que son utilisation en gastronomie, en psychologie, en marketing, en cosmétique, en parfumerie, en médecine vétérinaire, en agronomie et dans d’autres segments. Ayant compris cela, vous voyez que l’aromathérapie n’est qu’une des branches de l’aromatologie et c’est pour cette raison que lorsqu’on a promu le premier Congrès d’Aromatologie dans le pays (N.A. : Le IIème Congrès d’Aromatologie a déjà une date, vérifiez ICI), l’intention était de faire en sorte que cette nouvelle science gagne en crédibilité et acquière une cohérence et une reconnaissance par les moyens académiques et publics. Et, pour ce faire, dans chaque congrès, des orateurs des domaines les plus divers et avec les concepts les plus différents sont invités à illustrer l’amplitude que cette science a. On a d’un côté des scientifiques et des chercheurs avec une base très solide qui participent toujours aux congrès et de l’autre côté, des aromathérapeutes et des professionnels de la santé avec des visions qui imprègnent les aspects scientifiques, holistiques et certains aspects mystiques. L’intention est de montrer que ces connaissances ont plusieurs façons d’être comprises, absorbées et mises en pratique dans la vie des gens. Il ne faut pas confondre le terme AROMACOLOGIE avec AROMATOLOGIE, car l’aromachologie avec la lettre ”C” est un mot créé et breveté en 1989 à New York par le Sense of Smell Institute, officiellement connu sous le nom de Foundation for Smell Research, étant un terme créé pour décrire le concept développé pour l’étude des interrelations entre la psychologie et la technologie des parfums. On peut également considérer l’aromacologie comme une branche de la science plus complète appelée aromatologie.